On retrouve des notions de voyance jusque 2 500 ans avant J.C., en Mésopotamie, sur le territoire de l'Irak d'aujourd'hui. Les sumériens y ont posé les bases de l'astronomie et de l'astrologie. L'étude des astres, sous les angles astronomiques et astrologiques, seront alors encouragés et se développeront pour imprégner les civilisations qui suivront (grèque, romaine, arabe, etc.)

Sur le continent sud-américain, c'est 1 000 ans avant J.C., dans la région du golfe du Mexique, que les Olmèques posent les bases d'une astrologie qui sera adoptée ensuite par les civilisations toltèque, maya et aztèque.

Dans l'ancien testament de la Bible (Deutéronome 18.10-12), une loi hébraïque interdit aux tribus d'Israël de faire usage de la divination et mentionne ceux qui s'adonnent "aux augures, aux superstitions et aux enchantements" qui ont "recours aux charmes" ou qui consultent "les évocateurs et les sorciers" ou interrogent "les morts." L'évocation détaillée de ces pratiques laisse à penser qu'elles étaient alors répandues parmi les populations contemporaines des Hébreux.

Marcus Tullius Cicero (Cicéron), par Bertel Thorvaldsen. Copie de l'original du Thorvaldsens Museum de Copenhague

Selon Wikipédia, "du Ier au IVe siècle, en Grèce et à Rome, ce fut l'apogée des haruspices, prétendant lire l'avenir dans le comportement ou les entrailles des animaux. Cette méthode de prédiction était d'un usage courant pour juger les crimes dans la Rome antique."

L'auteur latin Cicéron (106 à 43 av. J.C.), dans De divinatione ( De la divination), brosse un tableau très complet des pratiques de son époque (augures, aruspices, astrologie prophétie, oniromancie...) et se livre à une critique méthodique des arguments en faveur de la divination, sous forme d'un dialogue entre son frère Quintus et lui.

A la même période, en Asie, c'est le Yi King qui s'est développé. Cet oracle repose sur 64 figures (ou hexagrammes) constituées par l'empilement de six traits, qui peuvent être pleins ou brisés, mutables ou non. Par le jeu des mutations, on arrive donc à 4 096 combinaisons possibles. L'interprétation des hexagrammes est écrite dans le "Livre des mutations", appelé également "Livre des Oracles" ou "Livre de Sagesse". Cet ouvrage métaphysique taoïste, outil d'aide à la décision, est attribué au souverain Fo Hi, contemporain de la Chine antique.

Durant le Moyen-Age, en Europe surtout et un peu moins en Afrique du Nord, ce sont les astres qui vont redevenir le support préféré des voyants. Nostradamus fut un astrologue reconnu de son vivant. Il a écrit un ouvrage dans lequel il dévoile, selon lui, tous les événements qui devraient se dérouler jusqu'en 2060 environ, date à laquelle il situe la fin du monde.

Les diverses disciplines constituant les "arts divinatoires" (tarot, astrologie, boule de cristal, numérologie, etc.) sont aujourd'hui bien implantées dans la société. Selon Wikipédia, on estime que 21% des femmes et 9% des hommes en France ont déjà rencontré au moins une fois un voyant ou une voyante.